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RÉPRESSION SYNDICALE chez Bodet :Un délégué SUD Industrie menacé de licenciement
L’Union Fédérale SUD Industrie a été informée de la convocation de M. Florent CARIOU, membre du CSE et délégué syndical SUD Industrie au sein de la société Bodet Time B & Sport à Trémentines (49340), à un entretien préalable en vue d’un éventuel licenciement.
Les faits reprochés à notre délégué, représentant SUD Industrie -organisation syndicale majoritaire au sein de l’entreprise, s’inscrivent directement dans l’exercice de ses mandats représentatifs et syndicaux :prises de parole en réunion du CSE, utilisation des heures de délégation et diffusion de tracts syndicaux.Ces éléments relèvent pleinement du cadre de la liberté syndicale, de la liberté d’expression et du droit de défendre collectivement les intérêts des salariés, principes consacrés notamment par le Code du travail.
À ce titre, ils ne sauraient fonder une procédure disciplinaire, a fortiori une mesure de licenciement.Cette situation s’inscrit dans un contexte ancien et documenté de tensions sociales au sein de l’entreprise. Depuis plus de 11 ans notre délégué, fait l’objet de pressions récurrentes liées à son activité syndicale : mises en cause personnelles, menaces lors de distributions de tracts, contestation de ses interventions, voire démarches contentieuses, jusqu’à l’envoi d’un huissier de justice à son domicile.
Il s’agit d’un véritable harcèlement mis en place par la direction, fondé sur la discrimination syndicale.Ces agissements traduisent une dérive dangereuse de certaines pratiques managériales, qui, en remettant en cause l’exercice du droit syndical et la liberté d’expression des représentants du personnel, s’inscrivent en contradiction directe avec les valeurs républicaines les plus fondamentales.Une telle orientation, dans le contexte actuel, ne peut qu’alerter sur une banalisation préoccupante des atteintes aux droits collectifs.
Les faits les plus récents trouvent notamment leur origine dans une réunion CSE extraordinaire,organisée en visioconférence par la direction. À cette occasion, un projet visant à imposer un week-end de travail aux salariés a été présenté, de surcroît lors d’un événement annuel et familial organisé par le CSE, en parfaite connaissance des contraintes que cela impliquait. C’est dans ce contexte de tension que les échanges ont été guidés par la défense collective des salariés.
Il convient de rappeler qu’une réunion du CSE constitue un espace d’expression des représentants du personnel, où le débat, y compris soutenu et défendu avec passion, est inhérent à l’exercice du mandat. Isoler certains propos entre élu et direction, aussi véhéments puissent-ils être ressentis, de ce contexte pour en faire le fondement d’une procédure disciplinaire revient à méconnaître la réalité des relations sociales et à porter atteinte à la liberté d’expression des élus. Par ailleurs, il est reproché à notre délégué la gestion de ses heures de délégation lors de circonstances exceptionnelles ainsi que la diffusion de tracts syndicaux, activités pourtant expressément protégées par le droit du travail.
Leur remise en cause dans le cadre d’une procédure disciplinaire constitue en elle-même un signal particulièrement préoccupant. Il convient de rappeler que le licenciement d’un salarié protégé est soumis à l’autorisation préalable de l’inspection du travail, laquelle exerce un contrôle approfondi sur la matérialité des faits reprochés et sur l’absence de lien avec l’exercice du mandat. En l’espèce, les éléments invoqués apparaissent indissociables de l’activité syndicale de notre délégué, par ailleurs membre du collectif d’animation nationale de SUD industrie.
Toute mesure de licenciement fondée sur de tels faits serait constitutive d’une atteinte grave aux libertés fondamentales, au premier rang desquelles la liberté syndicale et le droit d’expression des représentants du personnel. Dans ces conditions, l’Union Fédérale SUD Industrie apporte son soutien plein et entier à notre camarade Florent, ainsi qu’à l’ensemble des salariés mobilisés pour la défense de leurs droits.Elle demande à la direction de la société Bodet de mettre un terme immédiat à cette procédure,dépourvue de fondement légitime, et de revenir à un cadre de relations sociales respectueux du droit et des principes fondamentaux.
Un rassemblement est organisé le vendredi 17 avril à 10h00 devant l’entreprise Bodet Time &Sport (1 rue du général De Gaulle, 49340 Trémentines).
A l’occasion d’une réunion extraordinaire du CSE relative à ce projet de licenciement, l’Union Fédérale SUD Industrie se réserve l’ensemble des voies de droit nécessaires afin de faire respecter les garanties attachées au statut protecteur et de prévenir toute mesure de répression syndicale.
Un coup porté à l’un d’entre nous est un coup contre nous tous : il ne s’agit pas d’un slogan, mais d’un ENGAGEMENT.
Si cette procédure devait aller à son terme,nous mettrons en œuvre tous les moyens nécessaires, au niveau local comme national, pour la faire échouer et en faire un exemple de la lutte contre la répression syndicale.La direction tente aujourd’hui d’inverser les rôles : faire passer l’exercice du droit syndical pour un manquement, et ses propres pratiques pour une gestion normale des relations sociales. Une telle présentation ne saurait être retenue. Encore faut-il se souvenir que cela ne peut exister sans vérité ni examen de conscience.
