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Désaccord sur la l’accord de méthode sur la GEPP (Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels).
Avant même le début des négociations sur l’accord de méthode GEPP, SCANIA souhaitait imposer aux syndicats l’obligation de signer l’accord GEPP pour seulement avoir le droit de participer aux négociations.
GEPP signifie « Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels » et a pour but de permettre aux entreprises d’organiser, de planifier et de valoriser les talents et le capital humain. La GEPP (qui comprend la GPEC) constitue une démarche de gestion anticipée des ressources humaines. Elle vise à anticiper les besoins en compétences et en effectifs, en fonction des évolutions des métiers et de la stratégie du SSTI.
Ce n’est pas seulement un accord de methode : ce texte ne sert pas uniquement à organiser les discussions. Il fixe déjà les sujets , la façon de les traiter et le calendrier .
Autrement dit le cadre est largement défini avant même de négocier le fond. Le découpage en 4 blocs pose un vrai problème; la GEPP est traitée en plusieurs thèmes séparés. Concrètement, cela signifie que les discussions seront menées sujet par sujet, sans vision globale de l’emploi.
Le risque est d’avancer point par point sans mesurer l’impact global sur les emplois et les parcours. Le calendrier est déjà verrouillé: tout est planifié jusqu’à fin 2026. Cela laisse peu de marge pour approfondir les sujets, prendre du recul ou adapter le rythme des négociations. Un accord de méthode qui va trop loin , sans garanties suffisantes: le texte est présenté comme un accord de méthode. Pour autant, il organise déjà de manière très structurée les négociations à venir (thèmes, séquençages, calendrier);
En revanche, les garanties nécessaires pour négocier dans de bonnes conditions ne sont pas précisées: niveau et qualité des informations transmises, capacité à disposer d’une vision globale de l’emploi, marges de discussions réelles au fil des négociations.
Cela crée un déséquilibre entre un cadre déjà très défini et des moyens encore flous pour négocier. Les points de vigilance identifiés au départ ne sont pas corrigés: plusieurs sujets importants restent sans réponse: les informations précises qui seront mises à disposition, les moyens pour négocier, la capacité à avoir une vision globale de l’emploi. Le cadre reste donc largement maitrisé par la direction.
